La contribution espagnole au GAFSP se concrétise avec le début du projet de mobilisation des ressources hydriques pour le renforcement de la sécurité alimentaire


DÉVELOPPEMENT RURAL ET LUTTE CONTRE LA FAIM

Entre le 11 et 13 juillet, a eu lieu dans la ville de Maradi (Niger), la journée du lancement de la première réunion du Comité consultatif du projet « Mobilisation des ressources en eau pour le renforcement de la sécurité alimentaire » dans les régions de Maradi, Tahoua et Zinder. Cette intervention sera possible grâce à la contribution espagnole au GAFSP (Global Agriculture Food Security Program), géré par la Banque Africaine de Développement, et aussi avec una contribution complémentaire du  ministère de l'agriculture du Niger.

Le vendredi passé, 13 juillet a eu lieu au siège du gouvernorat de Maradi, le lancement officiel du projet de  Mobilisation des ressources Hydriques pour le renforcement de la sécurité alimentaire dans les régions de Maradi, Tahoua et Zinder. Cette intervention importante dans le secteur de l'irrigation, vise à accroître la production et la productivité agricole dans les régions mentionnées ci-dessus, grâce à une gestion efficiente de l'eau.

Concrètement, le projet vise à l'irrigation d'une superficie d'environ 17 600 hectares, qui permettra d'améliorer le niveau de vie de plus de 200 000 agriculteurs, grâce à la réalisation de travaux au captage de l'eau de pluie (petits barrages et digues de confinement) et la construction d'infrastructures hydrauliques pour la mobilisation des eaux souterraines (puits et sondes). Tous, pour le renforcement des capacités locales et promouvoir la recherche au service de l'agriculteur, ainsi que garantir l'accès aux ressources productives (eau, Terre et intrants agricoles) de façon durable.

La cérémonie d'ouverture, présidée par le Ministre de l'Agriculture du Niger, le Coordonnateur Général du BTC, Juan José Lavín Suárez, a souligné le rôle de la coopération espagnole dans le sous-secteur de l'irrigation au Niger, pays avec certaines conditions climatiques semblables à celles du sud de l'Espagne, où l'application de techniques modernes d'irrigation, a permis de développer une agriculture moderne et rentable basée sur l'utilisation rationnelle et efficiente de l'eau. Dans son allocution aux participants, le Coordinateur Général, a également souligné l'importance de continuer à investir dans l'agriculture pour atteindre une augmentation de la production alimentaire, précisant que cet investissement doit être une condition nécessaire mais pas suffisante, puisque, en citant le Rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation, Olivier de Schutter, « l'agriculture doit se développer afin d'augmenter les revenus des petits agriculteurs, mais sans compromettre la capacité de l'environnement agricole pour satisfaire aux besoins futurs. »

La promotion de l'irrigation au Niger, un pari pour l'avenir

Depuis l'ouverture du BTC au Niger, en 2008, l’un des domaines prioritaires de travail de l'AECID a été le développement rural et la lutte contre la faim, avec un axe d'activité majeure dans le sous-secteur de l'irrigation. Selon les estimations du ministère de l'agriculture des 270 000 hectares aptes  pour la culture des terres irriguées, ce qui suppose  un « énorme potentiel hydrologique », un tiers seulement de ces terres sont en train d’être exploitées.

Les interventions de l’AECID dans ce sous-secteur, prétend  promouvoir dans le pays la capacité technique et technologique permettant au Niger de  combattre la faim et  assurer la sécurité alimentaire de sa population à long terme, afin que son agriculture soit de plus en plus moins dépendante d’une climatologie irrégulière et déficitaire, qui est  à l'origine de crises alimentaires récurrentes que souffre ce pays sahélien.