Le Salon International d'Artisanat de la Femme rend hommage au courage et l’ingéniosité de la femme africaine

Salon d'Artisanat des Femmes (SAFEM)
Village de Wadata, Niamey

Niamey a célébré du 9 au 18 décembre la septième édition du Salon International de l'Artisanat de la Femme (SAFEM), un concours financé par l'AECID, qui a voulu rendre hommage à la créativité de la femme et à ses efforts pour améliorer l'image de marque du Niger, à travers une production artisanale riche, variée et de bonne qualité.

Femmes de différents âges et classes sociales se sont réunies dans le Salon International d'Artisanat qui a lieu chaque année à Niamey et qu'il cherche à  promouvoir les produits manufacturés  par des femmes nigériennes et africaines.

Les femmes en tant productrices, commerçantes et acheteuses ont été présentes à l’événement, en créant, en vendant et en provenant à travers les différents exposants habilités dans le village artisanal de Wadata. Elles ont été les vedettes de l'événement, qui a profité d'un environnement entrepreneurial et commercial pendant tous les jours.

Environ 800 artisanes sont arrivées de 25 pays de l'Afrique, mais aussi de l'Amérique et de l'Asie, elles ont présenté ses travaux aux près de 10.000 visiteurs qui ont assisté pour profiter et acheter leurs œuvres. Disposées dans 200 comptoirs, le public a pu profiter des robes traditionnelles du Mali, le Togo ou Bénin, ainsi que de la médecine traditionnelle et les colliers du Sénégal, les coutures et les sacs à main du Congo, les parfums du Liban, les saris de la Mauritanie ou les tissus du Burkina Faso et le Ghana, sans oublier en aucun moment tous les produits artisanaux créés par les nigériennes.

 De cette façon, à travers la culture et la perspective de genre pour promouvoir les activités économiques exercées par des femmes, l'AECID a financé la foire et à l'institution chargée de l'organisation, avec le soutien de plus de 200.000 euros. Le Salon s'est consolidé comme un espace culturel et commercial, dont on estime une répercussion économique de près de 1.000 millions de FCFA (1.5 million d'euros).  

Au-delà de l'organisation de l'événement, la collectivité de SAFEM, institutionnalisée en 2005 après cinq ans de succès dans la célébration de ceci, a aussi reçu le soutien de l'AECID pour former et renforcer les artisanes dans les secteurs de la céramique et le tissu, ainsi que dans la conservation des traditions de textiles et de broderie.

La coordinatrice du SAFEM, Barry Bibata Gnandou, a profité de la célébration de l'événement pour revendiquer le rôle de la femme nigérienne qui “montre ainsi jusqu'à quel point elle rejette la pauvreté et lutte pour sortir de celle-ci et aller en avant”. En ce sens, Bibata Gnandou a promis de travailler pour que la contribution de la femme nigérienne passe du 25 à 50% du PIB en 2015. De même, la Ministre de Population, de la Promotion de la Femme et de la Protection de l'Enfant, Makibi Kadidiatou Dandobi, a assuré que le SAFEM s'est converti en un “moyen légitime de développement socio-économique de la femme africaine, autant dans le continent  tout comme dans le monde entier”.

L'AECID travaille au Niger avec le genre et la culture comme secteurs prioritaires et stratégiques, avec environ 5 millions d’euros consacrés à des projets actifs en faveur des droits de la femme et plus de 1 million d'euros destinés au secteur culturel seulement en 2011.

La stratégie de la culture et de développement appliqué par la coopération espagnole au Niger a un aspect pionnier et visionnaire, à travers lequel il vise à former le capital humain pour la gestion culturelle, en soutenant les institutions culturelles locales et promouvoir la connaissance mutuelle entre les sociétés, en comprenant ce milieu comme un outil qualitatif pour changer les situations et, par conséquent, comme un instrument valable de coopération.