L'Afrique montre son art au monde de la main de son Festival International de la Mode Africaine

Festival Internationale de la Mode Africaine (FIMA)
La Pilule, Niamey

Niamey a montré dans ces derniers jours sa face plus agréable, l'art et la mode ont été présent dans toute la ville avec  la huitième édition du Festival International de mode Africaine, qui a eu lieu du 23 au 26 novembre et qu'il est devenu l´un des événements les plus importants organisés au cours de l'année au Niger.

Dessinateurs, stylistes, Mannequins et autres professionnels de la mode et l'art se sont réunis pour cet événement biannuel fondé par Alphadi, l’un des créateurs de mode nigériens le plus renommé à niveau international et qui a aussi reçu le financement de l'AECID.

 Connu comme “le magicien du désert”, l'artiste né au Mali et grandit au Niger, a créé FIMA en 1998 avec le but d'instaurer un étalage artistique africain de répercussion mondiale, que fût lieu d'échange créatif, à la fois un forum de référence de la culture africaine. Dès lors, FIMA a grandis et il s'est consacré, pour atteindre son huitième édition, où des artistes de plus de 40 pays de trois continents  –l'Afrique, l'Amérique et l'Europe- ont participé.

Pendant quatre jours, Niamey s'est converti dans un salon de haute couture, où il a aussi eu espace pour des sculpteurs, peintres, artisans et bijoutiers. Avec la diaspora noire comme thème principale, le concours a voulu revendiquer les origines de la culture africaine répandue tout au long du monde et source d'inspiration de beaucoup d'artistes actuels.

Le FIMA 2011 a reçu différents espaces disponibles dans toute la ville, y compris le plateau des principaux défilés installés à La pilule, une plage naturelle le long de la rive du fleuve Niger à une dizaine de kilomètres de la capitale.

Dans le cadre de l'événement et au-delà de podium, d'autres actes ont été développés comme un concours de mannequins des hommes et les femmes afin de recruter les futures stars du secteur et un concours pour les jeunes stylistes pour promouvoir la créativité de nouveaux talents. Les dix finalistes de ce dernier ont pu exhiber ses créations lors du festival et les trois premiers gagnants se sont été haussés avec la possibilité de continue à se former en France et en Espagne et ailleurs en Afrique.

CONTRIBUTION AU DÉVELOPPEMENT

Le fondateur de l'événement a déclaré que l'événement "est conçu comme une fenêtre de l’africaine au monde, pour contribuer à visualiser le talent africain et la diversité culturelle du continent et a laissé bien clair que l'Afrique peut aussi développer une industrie autour de son style." Pour cette raison, "il est important de donner une opportunité aux nouveaux dessinateurs et de montrer que le Niger est un pays capable, où chacun peut venir à dynamiser son économie et à lutter contre la pauvreté et pour le développement," il a affirmé.

Dans cette ligne, Alphadi a annoncé la création d'une École Supérieure de la Mode et des Arts à Niamey, qui la construction a déjà commencé et qui devrait être achevé l'année prochaine. Le centre, à travers un caractère panafricain, travaillera pour devenir un point de développement des capacités artistiques du continent et il comptera, pour cela, avec le financement  des différents acteurs internationaux.

En plus de ce nouveau projet, le concepteur a voulu montrer dans cette édition son aspect plus solidaire et, c'est pourquoi dans le cadre du festival, il a consacré une journée entière à la question sanitaire. L'action a consisté à mettre à la disposition d’un cabinet médical gratuit à l'Hôpital de Niamey à la charge  des médecins venus des États-Unis et d'autres docteurs locaux.

Le Ministre de Culture du Niger, Hassane KOUNOU, a loué le pari, à la fois il a défendu le soutien du gouvernement au festival, étant donné que <<la culture est l'héritage le plus précieux du peuple et il est crucial pour son identité et, pour cela, le soutien de l´administration à ce type d´initiatives est nécessaire>>. 

Selon les organisateurs du FIMA, on estime que le concours a attiré environ 5000 personnes dans chaque édition, ainsi que ça généré entre 20 et 40 mil millions de FCFA que retentissent principalement dans les secteurs du tourisme, de l´artisanat, du transport, de la  restauration et de l’hôtellerie.