Les centres culturels de Niamey construisent leur propre mobilier à partir de matériel recyclé

Projet Basurama
Centre Culturel Oumaru Ganda (CCOG), Niamey

Environ 60 volontaires de différents centres culturels de Niamey ont construit pendant deux semaines leur propre mobilier à travers différents types de résidus et matériaux recyclés, avec l'appui de l'Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID) et l'association Basurama. 

En se servant du talent, d'aptitude et de formation, différents centres culturels de Niamey disposeront dorénavant de tout type d'équipement pour le loisir infantile créés à travers des matériaux recyclés, des résidus jetables habituellement considérés ordures, qui sont repensés et sont réutilisés pour des fins sociaux. 

À travers des ateliers théoriques et pratiques développés dans le Centre Oumarou Ganda (CCOG), de Niamey, 60 volontaires des différents centres culturels (4 de chaque centre) ont appris des techniques pour bien mener eux-mêmes la réinvention de déchets. L'objectif principal a été de sensibiliser ses volontaires sur l'importance du recyclage et favoriser la créativité dans l'utilisation des vieux objets, dans le but de réduire ainsi les coûts de matériels. 

Pendant 2 semaines et avec un budget de 15.000 EUROS, le groupe Basurama, arrivé directement de Madrid, a montré son savoir faire avec tout type de produits et a invité les nigériens à repenser leurs espaces publics dans une perspective durable et économique. De cette manière, les participants aux cours ont monté jusqu'à 20 pièces d'un parc infantile, qui resteront exposées dans le Centre Oumarou Ganda comme échantillon pour 12 autres espaces culturels qui construiront leurs propres attractions dans le futur. 

Dans cette lignée, par conséquent, la priorité a été d’inculquer á  la population locale des connaissances dans ce cadre, avec l'intention que la population nigérienne apprenne à effectuer ces types d'objets et  les répandent à d'autres lieux de la capital et du pays. En ce sens, un des délégués de Basurama, Juan López, a souligné la formation comme le plus important, puisque de cette manière, « nous avons prétendu que notre tâche ne soit pas seulement une démonstration d'un jour, mais elle subsiste dans le temps et les bénéficiaires peuvent effectuer ces genres de pratiques dans le futur, sans l'aide de  personne ». 

Pendant l'inauguration du parc infantile, le Coordinateur Général de l'Agence de Coopération Espagnole au Niger, Juan José Lavín, a déclaré que « être à côté de la culture signifie être proche de la population ». Pour ce motif, « cet espace  auquel nous donnons la bienvenue aujourd'hui est le produit de l'effort conjoint et permet de voir que les filles et les garçons pourront dorénavant jouir de nouveaux jeux et plus durable». 

De la même manière, le responsable de la coopération espagnole s'est montré disposé à continuer de collaborer avec les centres culturels, malgré  que ça demande du talent et d'imagination quand il s’agit de rationaliser les ressources. 

L'activité est centrée dans le programme ACERCA, d’appui et d’élan aux processus de formation et qualification des ressources humaines dans le secteur culturel. C'est pourquoi, au-delà des ateliers, un séminaire a été organisé pour les directeurs des centres culturels pour sensibiliser sur des thèmes comme l'autogestion et la durabilité.

De même, l'action fait partie aussi de la stratégie culture et le développement que la coopération espagnole applique au Niger de manière pionnière, avec laquelle elle continue de soutenir des institutions culturelles locales et favoriser la connaissance mutuelle entre les deux sociétés.